Un retraité a été privé de pension pendant plusieurs semaines après avoir été déclaré mort par erreur par la CPAM. (illustration) (Planet_fox / Pixabay)
Un habitant de Marcoing (Nord) a vécu dans l'angoisse pendant plusieurs semaines, victime d'une erreur administrative aux lourdes conséquences. Confondu avec un homonyme, ce retraité de 72 ans a en effet été déclaré mort par erreur par sa Caisse primaire d'assurance maladie (CPAM), rapporte La Voix du Nord . Un imbroglio qui a mené à sa radiation de l'Assurance maladie mais également de la Cnav. Résultat : ses soins n'ont pas été remboursés et sa pension de retraite n'a pas été versée pendant deux mois.
Tout a commencé quand la pharmacienne du septuagénaire l'a contacté pour lui dire que ses derniers remboursements n'avaient pas été pris en compte par la Sécurité sociale, pour cause de décès. Après avoir contacté la CPAM, le retraité a appris que son dossier avait été supprimé. Il aurait été pris pour un homonyme, mort à l'âge de 66 ans à Cambrai le 5 février dernier.
La maire lui délivre un certificat de vie
« Administrativement, je n’existe plus » , a déploré le Nordiste au micro de France 3 Hauts-de-France . « La personne qui a mal rédigé le décès de mon homonyme a fait une grosse faute professionnelle. J’assimile ça à un meurtre administratif » , poursuit-il.
La maire de Marcoing, Delphine Hepner, a délivré en urgence un certificat de vie à son administré. « Il y a une lenteur administrative française, on est tous d'accord là-dessus. Cependant, c'est vrai que pour lui, c'est très long, et financièrement, pour le coup, ça doit être vraiment difficile » , a déploré l'élue auprès de TF1 Info .
« Une erreur de saisie »
Après de multiples appels aux différents organismes et des déplacements au sein des services, le retraité a enfin retrouvé son identité... au bout de deux mois de cauchemar. Mais il ne décolère pas et pointe le manque de rigueur du personnel de la CPAM du Hainaut. « Se tromper à ce point-là, c’est une faute professionnelle , tance-t-il. Alors ça peut vraiment arriver à n’importe qui. Surtout les gens qui s’appellent Dupont et autre. Ils ont du souci à se faire » .
Du côté de l'organisme, on reconnaît forcément « une erreur de saisie » . La CPAM assure avoir tout fait pour endiguer l'effet cascade de la bévue et avoir échangé avec la CARSAT des Hauts-de-France pour réactiver au plus vite le versement de la pension de retraite. Des mesures vont être prises en interne pour éviter qu'une telle situation ne se reproduise.
Vous devez être membre pour ajouter un commentaire.
Vous êtes déjà membre ? Connectez-vous
Pas encore membre ? Devenez membre gratuitement